TITRE :
Rapport sur
la nature juridique des sociétés de personnes : étude de droit
comparé
AUTEURE (S):
Bouchard,
Charlaine
ÉDITEUR :
Ministère de la Justice du Canada
Ce rapport de recherche a inspiré deux
articles publiés par l'auteure aux éditions suivantes :
Bouchard, Charlaine, « Les rapprochements entre la
société de personnes et le partnership : une étude de droit comparé
canadien » (2001), 42 c. de D. 155-213.
Bouchard, Charlaine, « Rapport sur
la nature juridique des sociétés de personnes : étude de droit comparé »,
L’harmonisation de la législation fédérale avec
le droit civil québécois et le bijuridisme canadien - Recueil d'études en fiscalité
, Montréal, Association de planification fiscale et financière,
2002, pp. 6 :1-64.
PAGE (S) :
SÉRIE
(S) :
Harmonisation de la législation fédérale avec
le droit civil québécois et le bijuridisme canadien - Recueil d'études en fiscalité
SUJET
(S) :
Bijuridisme
canadien
Droit fiscal
ISBN :
EXTRAIT:
En
1994, le législateur québécois a réorganisé le droit des sociétés de personnes avec
l’idée de l’adapter aux réalités contemporaines. Ainsi, la distinction
désuète entre les sociétés particulières et universelles a été abolie, tout comme
celle entre les sociétés civiles et commerciales. Les conditions de formation du contrat
ont été clairement établies et les règles de publicité complètement renouvelées
avec le souci de la protection des tiers.
La
question de la personnalité juridique des sociétés a aussi été complètement
rebalisée : la société n’est pas une personne morale, mais ses attributs
juridiques sont plus importants qu’en vertu de l’ancien Code. Comment expliquer
un tel paradoxe au regard de l’analyse traditionnelle, alors même que la Cour
d’appel, par un jugement éclatant, vient renforcer la controverse?
La
référence au partnership de common law est intéressante. Le partnership
ne constitue pas une personne morale, pas plus qu’une indivision. Cependant, les
tribunaux lui ont depuis longtemps reconnu une certaine individualité juridique
différente de celle d’un corporate body, puisque les associés demeurent
responsables personnellement des dettes sociales.
TABLE
DES MATIÈRES :
INTRODUCTION
1. LE
DROIT COMMUN DES SOCIÉTÉS
A. LE CONTRAT DE SOCIÉTÉ
a. EN DROIT CIVIL
i. LA MISE EN COMMUN D'APPORTS
ii. LE PARTAGE
DES BÉNÉFICES PÉCUNIAIRES
iii.
L’ESPRIT DE COLLABORATION
b. EN COMMON
LAW
i.
L’EXISTENCE D'UNE ENTREPRISE
ii.
L’EXPLOITATION EN COMMUN
iii. LA
RÉALISATION DE BÉNÉFICES
B. LES
DIFFÉRENTES FORMES DE SOCIÉTÉS
a. SELON LE
CODE CIVIL DU QUÉBEC
i. LES
SOCIÉTÉS IMMATRICULÉES
- LA SOCIÉTÉ
EN NOM COLLECTIF
- LA SOCIÉTÉ
EN COMMANDITE
ii. LES
SOCIÉTÉS NON IMMATRICULÉES : LE POLYMORPHISME DE LA SOCIÉTÉ EN PARTICIPATION
b. SELON LES
PARTNERSHIPS ACTS
i. LA
SOCIÉTÉ EN NOM COLLECTIF
ii. LA
SOCIÉTÉ EN COMMANDITE
iii. LA
SOCIÉTÉ À RESPONSABILITÉ LIMITÉE
C. LE JOINT
VENTURE
a. DANS LES
PROVINCES DE COMMON LAW
b. DANS LE
DROIT QUÉBÉCOIS
2.
L’INDIVIDUALITÉ JURIDIQUE DES SOCIÉTÉS
A. LE DÉBAT SUR LA PERSONNALITÉ MORALE DES SOCIÉTÉS EN DROIT
CIVIL
a. LE
C.c.B.C. ET LA CONCEPTION DE LA PERSONNALITÉ MORALE
i.
L’ORIGINE DE LA CONTROVERSE
ii.
L’ÉVOLUTION JURISPRUDENTIELLE
b. Le C.c.Q.
ET LA CONCEPTION DU PATRIMOINE D'AFFECTATION
i. LE
PARADOXE DE LA NOUVELLE LÉGISLATION
ii.
L’INTERPRÉTATION DES TRIBUNAUX
iii.
L’AUTONOMIE PATRIMONIALE DES SOCIÉTÉS
B. LA NÉGATION
DE LA QUALITÉ DE PERSONNE MORALE AUX PARTNERSHIPS DE COMMON LAW
a. LA FIRME
ET LA CONCEPTION DE LA PROPRIÉTÉ
b. LES
MANIFESTATIONS DE L'AUTONOMIE JURIDIQUE DES PARTNERSHIPS
CONCLUSION |